Bienvenue sur le blog de Paul Cox, réalisé à l'occasion de l'exposition Jeu de construction, à la Galerie des enfants du Centre Pompidou, du 16 février au 9 mai 2005.
Je viens de passer un samedi vraiment studieux: j'ai d'abord réfléchi à l'installation pour l'exposition de Tokyo - j'ai très envie de réaliser une sorte de papier peint comme celui que j'avais fait l'an dernier chez Florence Loewy
(à Tokyo il s'agira également d'une exposition assez foisonnante et fourre-tout, d'où l'idée de poser en arrière-plan sur le mur un motif global pour servir de lien entre les oeuvres et les périodes différentes, d'aspect assez disparate). Le papier peint chez Florence était réalisé au pistolet sur du papier affiche, très facile à coller sur le mur avec de la simple colle à papier peint. En fond de mes taches colorées j'avais dessiné un motif de zigzags en hommage à Töpffer, à l'aide d'un pinceau à poils très longs, pinceaux destinés jadis aux dessinateurs de lettres, et qu'affectionnait beaucoup de Kooning pour leur tracé souple et fluide. Ensuite, ce soir, j'ai travaillé à une affiche pour une exposition que mon ami Franck Bordas présente à la fin du mois à l'institut français de Prague, exposition qui réunit un certain nombre des réalisations de son atelier de lithographie et d'impression numérique - j'ai eu l'idée de ceci qui, utilisant le monogramme "FB", évoque le caractère ambivalent de toute édition, unique et multiple à la fois:
L'affiche accompagnera aussi le tirage de tête du catalogue de l'exposition - d'où l'idée de la plier en 12, et de l'utiliser comme jaquette:
Demain je parlerai un peu plus longuement de cette notion d'unique-multiple. Mais comme il est déjà fort tard (je le commence toujours trop tard, ce blog, à l'heure où les honnêtes gens ronflent depuis longtemps!), je vais m'arrêter là, mais avant cela je voudrais vous proposer deux images d'Edward Lear dont j'avais promis, il y a quelques jours, de parler bientôt, et dont je vous promets aujourd'hui de reparler sous peu - j'en ai choisi une où il est question de lapin, puisque c'est le jour où je parlais de cet animal que le citais (il m'a toujours semblé que c'était un plaisir assez sophistiqué, sur le plan conceptuel, que de lire Lear en écoutant du Lou Reed - je confirme cette intuition, car c'est ce que je fais en ce moment même):
La deuxième image est extraite de l'amusant "Nonsense botany", ce qui me permet la transition avec l'image suivante, affiche d'une exposition à laquelle j'ai participé à l'invitation de l'excellente Géraldine Alibeu qui fait les merveilleux livres pour enfants que l'on sait.
Enfin, je ne résiste pas à vous faire partager la poésie de ce slogan qui vante le chocolat que je déguste en écrivant ces lignes, slogan que j'emprunterais volontiers pour ma propre épitaphe, en prenant soin d'en modifier la date, évidemment:
Paul COX (c') est comme un jeu!Ça pourrait être un puzzle avec des pièces à assembler mais que l'on pourrait mettre ici ou là à notre guise et qui malgrè notre fantaisie formerait un tout cohérent. Oui, quand on voit ses livres, l'expo à l'atelier des enfants, ses 'dessins animés des meilleures intentions'... c'est le même homme mais ça peut nous sembler très disparate. Et puis à lire ses démarches, ses réflexions sur ce blog... il y a des éclaircissements qui apparaissent... et d'autres questions qui surgissent. En tout cas, quotidiennement je viens visiter le site et chouette si le chiffre du jour du calendrier est rouge, c'est qu'il y a encore une nouvelle surprise à découvrir. C'est amusant, fascinant, ludique, ennivrant...!merci, j'adore!