Bienvenue sur le blog de Paul Cox, réalisé à l'occasion de l'exposition Jeu de construction, à la Galerie des enfants du Centre Pompidou, du 16 février au 9 mai 2005.
Je serai un peu bref aujourd'hui - mille choses à faire, qui ne me laissent guère de temps, et surtout pas hélas celui d'inventer cette machine dont je rêve depuis si longtemps et qui me permettrait de le dilater (le temps) - elle ressemblerait un peu à celle-ci (même design élégant et fonctionnel)
qui sert à diriger les rêves et que j'avais reproduite dans mon livre "Ces Nains portent quoi???????". Demain je donne au Centre Pompidou ma petite performance de "Dessins Animés des meilleures intentions" et il faut pour cela que je passe la journée à m'entraîner. Il s'agit d'historiettes dessinées devant le public sur une palette graphique et projetées en direct sur grand écran, accompagnées de musiques diverses et variées. C'est le dessin en train de se faire qui raconte l'histoire - comme c'est un peu compliqué à expliquer, je préfère en montrer un exemple, qui n'a rien de très amusant (contrairement, je l'espère, aux dessins que je ferai demain!), mais qui donne une idée du principe:
je procède donc seulement par ajouts successifs - le dernier trait ou détail du dessin fonctionnant comme la chute d'un gag. Certains dessins se construisent par enchaînements de causes et d'effets (par exemple de l'eau qui tombe met en mouvement un petit moulin qui entraîne la rotation d'un tourne-disque etc) qui m'ont été lointainement inspirés par le magistral film "Le Cours des choses" de Peter Fischli et David Weiss. D'autres saynètes encore prennent pour point de départ une oeuvre existante (s'y côtoient Velasquez, Courbet, Vermeer...) à laquelle s'ajoute progressivement un détail dessiné, comme dans ces deux exemples (c'était un premier jet, je ne les ai pas retenus pour demain),
intitulés respectivement "April in Paris" et "Un, deux, trois, partez!" (il s'agit d'oeuvres d'Ingres, bien sûr, et de Millet). Pour finir, l'architecture du jour,
qui m'a fait un peu songer, ainsi isolée sur son coin de table, à cette belle gravure de Goya.